Zanjan

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Zanjan est la capitale de la province de Zanjan dans le nord-ouest de l'Iran. La ville est située à 298 km au nord-ouest de Téhéran sur l'autoroute principale menant à Tabriz et en Turquie. Zanjan possède de nombreux sites d'intérêt culturel et historique, On y trouve quelques écoles parmi les meilleures d'Iran.


À voir à Zanjan
  • Mausolée

    Dôme de Soltaniyeh

    Le monument traditionnellement appelé Dôme (ou Coupole) de Soltaniyeh est, en fait, un mausolée. Celui de son commanditaire, Oljeitu, qui comme huitième souverain de la dynastie des Ilkhanides, a adopté le nom de règne de Soltan Mohammad Khodabandeh. Le mausolée est dans la ville de Soltaniyeh. Celle-ci est située, dans la province de Zanjan, sur un axe Nord-Ouest / Sud-est s'étirant de Tabriz à Téhéran dont elle est distante d'environ 240 km. Cette imposante sépulture occupe une place prestigieuse dans l'impressionnante liste des mausolées musulmans d'inspiration iranienne qui débute, au XIIe siècle, avec la coupole du sultan Sanjar à Merv (Khorasan) et s'achève en apothéose, au XVIIe siècle, avec le Taj Mahal à Agra (Inde du nord).

    Le Dôme de Soltaniyeh est situé dans la partie sud sud-est d'un quadrilatère de 92 925 m2 (295 x 315m) qui constituait jadis une citadelle royale munie d'une muraille, comprenant 16 tours espacées sur un périmètre total de plus de 1,2 km, protégée par des douves de 30 m de larges. Outre le mausolée, unique construction toujours en état, cette grande esplanade correspondant à l'antique citadelle, abritait d'autres monuments importants dont il ne reste à présent que des vestiges archéologiques. La coupole, qui a donné son nom à l'édifice, et reposant sur le tambour octogonal est l'élément le plus remarquable de prime abord. Elle a 38 m de large, avec un diamètre intérieur de 25 m, et son sommet culmine à 50 m du sol. Sa face extérieure est recouverte de magnifiques carreaux de faïence turquoise qui accentuent encore l'éclat du monument par un superbe contraste avec les différentes teintes de l'azur.

    Ce dôme constitue le plus ancien exemple conservé de double coupole construite en briques en Iran. Sa conception est très novatrice pour l'époque (début du XIVe siècle) et, selon Piero San Paolesi, elle aurait inspiré l'architecte italien Filippo Brunelleschi (1377-1446) lorsque, mettant enfin un terme à un siècle de difficultés jusqu’alors insurmontables, il érigea, entre 1420 et 1436, la coupole (39 m de haut) de la cathédrale Santa Maria del Fiore11 à Florence. En effet, les spécialistes ne manquent pas de remarquer des similitudes troublantes dans la conception des dômes du mausolée iranien et de la cathédrale italienne qui sont, tous les deux, à double coupole, construits en briques, élevés sur un plan central organisé avec des « chapelles » entourant la partie basse des édifices centraux. On observe également que la coupole adopte une forme sphéro-conique construite à partir d'une infrastructure octogonale. De chacun des sommets de la base octogonale du Dôme de Soltaniyeh s'élève un élégant « minaret » dont la fonction – parfaitement remplie – est uniquement décorative. Les huit petites tours de 15,5 m de haut à l'origine, ont une base octogone de 2,4 m de diamètre avant de devenir circulaires au faîte. Malheureusement ces gracieuses tourelles sont endommagées ; la mieux conservée est celle figurant dans le coin nord-est. Cette coupole repose sur un élément massif où l'on distingue :

    – Les 2 premiers niveaux du bâtiment (rez-de-chaussée et premier étage) réunis en une structure unique de forme polygonale à 8 côtés avec différents axes de symétrie.
    – Le troisième niveau (second étage) correspond au tambour. Il s'agit d'un hexagone parfait abritant un portique, qui sur chacun de ses 8 côtés, est percé de 3 arcs (1 grand entouré de 2 plus petits). Les 24 ouvertures sur l'extérieur assurent une très heureuse transition entre l'aspect robuste de la partie inférieure du bâtiment et son allure beaucoup plus aérienne et gracieuse au fur et à mesure que l'on gagne en hauteur.

    Outre l'aspect de pure beauté qui se dégage naturellement du monument, les spécialistes retiendront l'innovation de la double coupole, ici parfaitement maîtrisée, et ce qu'elle implique de connaissances scientifiques et techniques dans tous les domaines afférents à l'architecture. Les amoureux de l'art s'émerveilleront longtemps devant une décoration intérieure dont l'éclat force l'admiration et un respect qui commande le silence tant il paraît difficile de commenter la grâce de l'édifice sans en rompre inutilement le charme.



  • Musée

    Rakhtshooy Khaneh

    L'édifice historique de Rakhtshooy Khaneh ( qui signifie lavoir), se trouve dans la partie historique de la ville de Zanzan et a été construit il y a près de 20 siècles. Ce lavoir était utilisé pour le lavage des vêtements par les femmes de la ville et des alentours. Il a été construit par deux frères nommés Mashad Akbar et Mashadi Esmail.

    Ce bâtiment historique est devenu aujourd'hui le musée anthropologique de Zanzan.

Aux alentours


  • Grotte

    Katlah Khor

    La plus belle et la plus mystérieuse grotte à chaux du monde, Kataleh Khor, est digne de son nom : « le passage du soleil », puisqu’elle se trouve au sein d’une montagne, derrière laquelle le soleil pointe chaque matin. Située à 70 kilomètres de la ville de Garmâb près de Zandjân, au pied de la montagne de Sakizlu, elle se trouve dans une zone rectangulaire de 2 000 mètres par 1 500 mètres. C’est aussi l’une des plus longues grottes d’Iran.

    Découverte en 1921, Kataleh Khor a été officiellement enregistrée en 1951. À l’époque, l’accès à la grotte était quasi-impossible. Un couloir d’entrée de 400 mètres très étroit, par où on ne pouvait passer qu’en rampant, faisait obstacle même aux spéléologues confirmés. C’est en 1986 que pour la première fois, une équipe de spéléologues a osé descendre dans la grotte et prendre quelques photos. Jusqu’en 1993, seuls les professionnels bien équipés pouvaient visiter la grotte. Cependant, après l’élargissement de son embouchure, elle devint accessible au public. Aujourd’hui, une voie de 2 350 mètres est aménagée pour les visiteurs.

    Kataleh Khor est renommée pour la qualité et la beauté de ses curiosités géologiques ainsi que le nombre de ses étages. Unique en son genre, elle est cependant une grotte parmi d’autres en Iran, et rappelle tout particulièrement celle d’Ali Sadr de Hamedan, qui date elle aussi de la période jurassique. Le sol et le plafond de la grotte sont couverts de stalactites, stalagmites, colonnes et cascades, aux formes et couleurs extrêmement variées et différentes. La galerie principale, ouverte au public, comprend des parties baptisées selon les formes qui s’y trouvent : la place du Lion, la place de Bisotoun, la place de Tchehelsotoun, la place des Brus, le Pied de l’Eléphant, etc. L’une des particularités de la grotte est l’existence d’immenses colonnes en chaux formées par la jonction des stalagmites et des stalactites. Elles agissent comme des colonnes de soutien empêchant la grotte de s’effondrer. Les sept étages de la grotte, dont seulement trois sont explorés, démarquent Kataleh Khor des autres grottes. À cause de la formation de ces étages au cours des siècles, l’eau a pénétré dans les étages du dessous et la grotte s’est asséchée. La différence de niveau entre le premier et le deuxième étage est de 50 mètres. La partie la plus profonde de la grotte se trouve au fond du troisième étage, à 50 mètres au-dessus de l’entrée de la grotte.

    Aujourd’hui, cette grotte est divisée en 3 parties : sportive, de loisir et culturelle. La zone sportive destinée aux spéléologues est de 4 kilomètres de profondeur, et le fond n’a pas encore été atteint. La zone des visiteurs destinée au public est une voie droite de 2 350 mètres qui, au dire des spécialistes, constitue seulement un tiers de la grotte. Et enfin, la zone culturelle qui se trouve au fond de la grotte est une grande galerie naturelle où il est possible d’organiser des réunions ou des cérémonies. Dans la grotte d’Ali Sadr, jumelle de Kataleh Khor, aucune vie animale n’a été détectée jusqu’à aujourd’hui. Au contraire, à Kataleh Khor, la vie animale existait. En outre, la découverte de poteries anciennes, de squelettes humains, ceux d’un léopard et d’un renard, montre que cette grotte était connue et fréquentée. Comme nous l’avons évoqué, Kataleh Khor et Ali Sadr ont été formées à la même période, et présentent de nombreuses similarités géologiques. Mais Kataleh Khor est une grotte presque sèche, tandis qu’Ali Sadr comporte un grand lac souterrain. Par ailleurs, les chaux de Kataleh Khor sont plus nettes, ce qui permet à la lumière de passer à travers les stalagmites et stalactites, évoquant de magnifiques et étranges objets de cristal. La chose la plus étonnante est que, selon les géologues, la grotte Kataleh Khor rejoindrait celle d’Ali Sadr, à Hamedan.

Circuits incluant la visite de Zanjan


Héritage du monde

4/5

Circuit culturel

Durée: 17 Jours

2600€ / Personne

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Berceau perse

4/5

Circuit culturel

Durée: 21 Jours

3070€ / Personne

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