Hamedan

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Hamedan est une très ancienne ville, elle a été la capitale de la première monarchie en Iran. Le premier roi mède (700 avant J-C) avait jeté les bases de cette ville qu’on appelait Hegmataneh ou Ecbatane qui signifie le lieu des rassembleurs dans la langue des Iraniens de l’époque mède. Hamadan est ensuite devenue la capitale estivale des Achéménides et des Arsacides. Le nom de Hegmataneh s’est transformé, au fil du temps, à l’époque des sassanides, en Ahmatan, Ahmadan et Hamadan. Les vestiges trouvés dans le site historique de Hegmataneh, ainsi que les bas-reliefs de Ganjnameh, datent de cette époque ancienne. Pendant la période Parthe, Ctésiphon est devenue capitale de la Perse, et Hamadan est devenue la capitale d’été des dirigeants Parthes. Après les Parthes, les Sassanides ont aussi construit leurs palais d’été à Hamadan.

En 633, quand a eu lieu la bataille de Nahãvand, Hamadan est tombée aux mains des envahisseurs Arabes, à un moment où l’importance de la ville était en déclin. Pendant la dynastie Bouyide, la ville a souffert de très importants dommages. Au XIe siècle, les Seldjoukides ont de nouveau transféré leur capitale de Bagdad à Hamadan. La ville de Hamadan, qui a toujours été conquise en fonction de l’ascension d’une dynastie ou de la chute d’une autre, a été complètement détruite après l’invasion des Timourides. Hamadan se trouve sur la Route de la soie, elle était un point de passage obligé pour les routes commerciales entre la Mésopotamie et le reste de l'Iran. C’est là qu’on trouve le tombeau d'Avicenne et le mausolée qui abrite censément les tombes d'Esther et de Mardochée, ce qui fait d’Hamadan un haut lieu de pèlerinage pour les Juifs d'Iran.


À voir à Hamedan
  • Bas-relief

    Ganj Nameh

    Ganj Nameh, littéralement "inscription du trésor", est une inscription antique, à 10 kilomètres de Hamadan, sur les flancs de Monts Alvand en Iran. L'inscription, qui a été gravée dans le granite, est composée de deux sections. L'une (sur la gauche), a été commandée par Darius Ier (512-485 av. J.-C.) et l'autre (sur la droite) a été commandée par Xerxès Ier (485-465 av. J.-C.). Les deux sections, qui ont été gravées dans les 3 langues anciennes suivantes : néo-Élamite, néo-Babylonien et vieux-persan, commencent par une prière au Dieu Ahura Mazda et décrivent les lignées et les accomplissements des rois mentionnés.

  • Statue

    Le lion rupestre

    Un des vestiges historiques de la ville de Hamadan est la statue du lion rupestre, qui se trouve aux confins de la rue principale de la ville, au milieu d’une place carrée du même nom. Les hauteurs où se trouve actuellement le lion rupestre est un site ancien, puisqu’on y a découvert un cercueil de l’époque parthe, qui est, pour l’heure, conservé dans le musée du Tépé de Hegamataneh. Cette statue, selon certains documents, se trouvait initialement au portail de la ville de Hamadan, et les Arabes, au moment de la prise de Hamadan, l’ont appelé le portail du lion. Au IXe siècle, lorsque la dynastie Deylami a conquis Hamadan, elle a totalement détruit le portail de la ville. Mardavij avait l’intention de transporter les statues de lion, à Ray mais il n'y est pas parvenu ; il a fait briser les griffes de l’un des lions et entièrement fait détruire l’autre. La statue brisée est restée sur le sol jusqu’au début du XXe siècle. Elle a alors été transportée dans le lieu où elle se trouve actuellement.

  • Mausolée

    Mausolée d'Esther et de Mardochée

    Haut lieu de pèlerinage de la communauté juive d'Iran, qui regroupe 25 000 personnes, le tombeau de la reine Esther, épouse du roi achéménide Xerxès Ier (485-465 av. J.-C.), constitue l'un des sites les plus intéressants de Hamadan. Après sa victoire contre les Assyriens et ses guerres contre le pharaon, le roi de Babylone Nabuchodonosor a pris Jérusalem, incendié le Temple et fait déporter les Juifs à Babylone en 588 avant J-C. Mais l’empire babylonien est tombé en 539 aux mains du roi Cyrus II de Perse. Les juifs se sont installés dans l'Empire perse après la conquête de Babylone par le roi achéménide Cyrus le Grand, en 539 avant J.-C. Maître de la ville, ce dernier a fait libérer les milliers de juifs détenus en captivité par Nabuchodonosor II, et les a encouragés à retourner en Judée pour reconstruire leur temple à Jérusalem. De nombreux Juifs sont cependant restés au sein de l’empire perse et ont essaimé sur le plateau iranien. La Perse apparaît dans la Bible comme une nation libératrice. En 475 av. J.-C., Haman, militaire de haut rang, a tenté d'anéantir l'ensemble des Juifs de l'Empire perse pour s'emparer de leurs biens. L'intervention de la reine Esther auprès du roi Xerxès a été décisive. Aidée par son oncle Mardochée, elle a obtenu du roi la protection royale et le droit pour les Juifs en exil de s'établir librement au sein de l'Empire.

    « Esther fut donc emmenée près du roi Xerxès, à son palais royal, le dixième mois, c'est-à-dire au mois de Téveth, la septième année du règne. Et le roi tomba amoureux d'Esther plus que de toutes les femmes, et elle gagna sa bienveillance et sa faveur plus que toutes les jeunes filles. Il mit alors le diadème royal sur sa tête et il la fit reine à la place de Vasti. » Extrait de L'Ancien Testament, Esther, 2

    Le mausolée, supposé abriter les sépultures d'Esther et de son oncle Mardochée, héberge plus probablement le tombeau d'une reine juive plus tardive, Shushan, qui aurait persuadé son mari, Yazdgerd Ier (roi sassanide du Ve siècle), d'accepter l'établissement d'une colonie juive à Hamadan. Une tradition date la base de l’édifice et sa porte d’entrée en pierre de l’époque achéménide (Ve siècle av. J-C.) et la coupole de l’époque mongole (XIVe siècle).

  • Ville antique

    Ecbatane

    Ecbatane (ou Hegmataneh) est une ville de l'Antiquité, identifiée sur le site de l'actuelle d'Hamadan. Ecbatane serait mentionnée sous le nom de Amadana dans les annales de l'empereur d'Assyrie Téglath-Phalasar Ier (1116-1077), et ce sont les Grecs qui lui ont donné son nom d'Ecbatane. Ecbatane a étéla capitale des Mèdes à la fin du VIIIe siècle av. J.-C. sous le règne du fondateur de l'empire mède Déjocès (728-675 av. J-C), et elle l’est restée jusqu’à la prise de la ville, en -549, par le roi perse Cyrus II le Grand (558-528 av. J-C), qui a mis fin au règne du dernier roi mède, Astyage. Les souverains achéménides ont gardé la ville comme capitale d'été. En- 330, le roi de Macédoine Alexandre le Grand s'en est emparé, ainsi que du trésor de Darius III qui y était gardé depuis la bataille de Gaugamèles. Après Alexandre le Grand, la ville a perdu toute importance politique et s’est donc trouvée réduite au rang d’une simple ville d’étape entre le plateau iranien et la Mésopotamie. Par la suite elle a subi plusieurs pillages, puis est devenue sous la domination des Parthes la capitale de la satrapie de Médie. Selon Strabon et Tacite, les rois parthes en ont fait l’une de leurs résidences d’été. Au IIIe siècle, elle est devenue la capitale des Sassanides. Le site d’Ecbatane n’a été repéré qu’en 1818 sur la colline d’Hegmataneh. Les fouilles entreprises vers 1990 ont révélé des éléments d’architecture en brique crue d’époque parthe.

  • Mausolée

    Mausolée d’Avicenne

    Œuvre récente datant de 1954, l'édifice est inspiré de l'antique tour funéraire de Gonbad-e Kavus à Gorgan, dans le nord-est de l'Iran. Douze colonnes en granit soutiennent un toit conique surplombant la salle funéraire ornée d'inscriptions rappelant l'œuvre du « prince des philosophes ». La tombe d'un fidèle, Abu Saïd Kaduh, côtoie celle du maître. On peut également voir à l'intérieur les immenses tapis, les pièces de marqueterie, la bibliothèque et le petit musée consacré à la vie et l'œuvre d'Avicenne (980-1037). La terrasse offre un beau point de vue sur Hamadan et la place alentour est toujours noire de monde.

    Le grand Avicenne (déformation du nom Bou Ali Sina) a été l'un des plus célèbres philosophes, physiciens et savants de la Perse médiévale. Né à proximité de Boukhara et mort à Hamadan, Avicenne a rapidement dévoilé son génie. Célèbre dès l'âge de 17 ans, il a guéri un prince samanide l'ayant appelé à son chevet. Sollicité par le prince de Hamadan, il a conseillé ce dernier avant d'entrer au service du prince d'Ispahan, conquise en 1030 par le Ghaznevide Massoud. Les pillages de la ville ont entraîné la disparition de son énorme encyclopédie (vingt volumes), dont quelques fragments seulement ont été sauvés ou reconstitués par l'auteur. Son traité de médecine en cinq volumes, traduit en latin, a exercé une influence considérable jusqu'au XVIIe siècle sur les pratiques médicales aussi bien en Orient qu'en Occident. Près de 57 ouvrages lui sont attribués, traitant de sujets aussi divers que la métaphysique, la mécanique, l'acoustique, l'astronomie et la géométrie.

  • Mausolée

    Mausolée de Baba Taher

    Surnommé Oryan, également transcrit Baba Tahir, il s’agit d’un grand soufi et poète iranien du XIe siècle. Il est né, mort et enterré à Hamadan. Par leurs reflets mystiques et amoureux, ses quatrains lyriques sont populaires pour leur impressionnante beauté. Ses quatrains ont été chantés à l'origine en dialecte de Pahlavi, mais ils ont pris leur forme Lure, kurde et persane contemporaine au cours du temps.

  • Mausolée

    Gonbad-e-Alavian

    Le Gonbad-e-Alavian ou Coupole des Alevis est une tour funéraire à base carrée, vraisemblablement d’époque seldjoukide (XIe ou XIIe siècle), dont le dôme a disparu. Les murs de la salle sont décorés de motifs en stuc, floraux ou calligraphiques. Une inscription en caractères coufiques, réalisée en briques à bossages, parcourt le haut des murs extérieurs : elle indique que les stucs dateraient de l’époque mongole.

  • Hammam

    Hammam Ghalé (musée d’Ethnie)

    C’est l’un des plus beaux hammams de Hamadan, construit conformément aux principes de l’architecture islamique, à la fin de la dynastie Qadjar, sur une surface de 1700 m². Après être passé par l’entrée octogonale, on arrive à un hammam froid, puis un chaud. En 2007, ce hammam, après avoir été restauré, s’est transformé en musée ethnique. On y a reconstitué des scènes d’époque avec des personnages en cire. À l’intérieur de ce hammam se trouve un restaurant traditionnel qui organise souvent des concerts et qui a eu beaucoup de succès chez les habitants.

Aux alentours


  • Grotte

    Grotte ALI SADR

    Située à une altitude de 1900 mètres au-dessus du niveau de la mer, la grotte Ali Sadr, composée d’un grand lac et de galeries accessibles en barque, est un des plus beaux sites naturels de l’Iran. Son lac, atteignant parfois une profondeur de quatorze mètres, est translucide, sans couleur, sans odeur, avec un goût naturel, mais son eau n’est pas potable. Tout au long de l’année, l’intérieur de la grotte a une température fixe de douze degrés. Pour l’instant, aucune vie animale n’a pu être décelée à l’intérieur. Le sol et le plafond sont recouverts de stalactites et stalagmites de différentes configurations formées au cours de millions d’années de transformations chimiques. L’air est léger, sain, sans poussière aucune et offre une ambiance paisible ; si vous allumez une bougie sous ses voûtes enchanteresses, sa flamme ne tremblera pas.

    A ce jour, on a identifié quatorze kilomètres de galeries dont quatre kilomètres ont pu être aménagés pour les visiteurs. Dans les premières années de sa découverte, du fait du manque de compétence des responsables et de la cupidité de certaines personnes, quelques stalactites, résultant d’un long processus naturel s’étalant sur des millions d’années, ont été emportées et vendues pour décorer des aquariums au bazar. Fort heureusement, ces pillages n’ont pas entamé la beauté féerique d’un décor qui continue d’émerveiller le cœur des amoureux de la nature.

  • Hammam

    Hammam Haji Torab

    Construit à l’époque de Qadjar et situé à Nahavand, ce hammam est l’un de plus beaux monuments dans la province de Hamadan. Sa surface de 1000 m² inclut deux hammams, un pour les hommes et un pour les femmes. Répartis sur deux étages, les hammams comportent chacun une section froide et une section chaude. Il est enregistré sur la liste du patrimoine culturel iranien.

  • Montagne

    Kouh-e Alvand

    Kouh-e Alvand est une chaîne de montagnes de l'ouest de l'Iran. Elle est située à proximité d'Hamadan, culmine à 3 580 m d'altitude et est essentiellement composée de granite, roches granitiques et diorite. Le nom Alvand dérive du mot ancien Arvant, à racine indo-iranienne, qui signifie « pointu ».

  • Station de Ski

    Tarik Darré

    La piste de ski de Târik Darré (Alvand) est située à 15 kilomètre au sud-ouest de la route Ganj-nâmé Hamédân, sur le flan des montagnes. Le plus haut point de la piste est à 3150 m d’altitude et le plus bas est à 2600 m d’altitude. Elle dispose de trois téléskis, un télésiège et deux télécabines. Actuellement cette piste est équipée d'un restaurant, d'un logement et de commodités pour environs 500 personnes.

  • Site archéologique

    Temple d'Anahita

    le temple d'Anahita a été érigé sur un site de 4,6 ha , c'est le plus grand ensemble architectural d'Iran ancien dédié à cette divinité des eaux. Il est Situé sur une hauteur schisteuse à mi-chemin entre Hamadan et Kermanshah, surplombant la plaine de Kangavar,. Comme d'autres constructions monumentales perses comme Persépolis, le temple est construit sur une plateforme surélevée.

    Les origines de ce site remontent à la période Parthe, comme en attestent de multiples tombes, pièces de poterie et pierres ouvragées retrouvées sur place. La plupart des tombes se trouvent sur le versant est, et se subdivisent en 3 groupes:

    Le premier date de la période Parthe entre -100 et +100, les corps y sont placés sur le dos dans des fosses taillées dans le roc, tête tournée vers le temple, et parfois main gauche placée sur la poitrine, sans doute en signe de respect. Certaine de ces sépultures contenaient des pièces de monnaie, placées sous la tête du défunt, elles ont été frappées sous les règnes de Phraatès Ier ou Orodès III.

    Les tombes du 2e groupe datent du 1er siècle après J-C. Les corps y sont placés dans des sarcophages de céramique insérés dans des cavités rocheuses et couverts de dalles en terre cuite ou pierre de chaux. Les faces des défunts sont également tournées vers le temple.
    Les tombes du dernier groupe prennent la forme de jarres également déposées dans des cavités rocheuses, couvertes par des dalles de pierre, le défunt faisant également face au temple.

    Ce temple était encore utilisé à l’époque sassanide, comme nous le montre les traces de restaurations de nombreuses parties du temple portant la signature des techniques en vigueur à cette période.

    D'autres fouilles révèlent des piliers extérieurs dont la hauteur approximative était de 35,4 m le long des murs d'ouest en est, et puis sud. Il faudra attendre de nouvelles fouilles en 1995, pour dégager complètement le mur nord. Un escalier monumental de 1,48 m de haut, ressemblant à celui de Persépolis, se trouve sur la façade sud et représentait l'entrée principale du temple. Les 26 marches ont été préservées, elles mesurent 41,5 cm de large, 12 cm de haut, et 32 cm de profondeur. Cependant, d'autres escaliers sur la section nord-est du mur est nous suggèrent l'existence d'autres entrées. La partie centrale du temple abrite un mur bien conservé, mesurant 94 m de long, et 9 m de haut et courant de la façade est à la façade ouest du temple. Un canal, découvert sur la partie nord, aurait pu servir à l'adduction d'eau pour des fins rituelles.
    Le géographe grec Isidore de Charax mentionne pour la première fois le temple d'Anahita à Kangavar comme "temple d'Artémis" au 1er siècle. Entre le IXe et le XIVe siècle, des géographes et historiens arabes visitent le temple et consignent leurs observations. En 1840 les Français Eugène Flandin, et Pascal Coste visitent et étudient le site, en fournissent un descriptif détaillé, notant en particulier son étendue sur une aire carrée de 200m x 200 m. En 1968 une équipe archéologique iranienne entreprend des fouilles, et étend le périmètre du temple sur une zone rectangulaire de 230m sur 210 m. Le point culminant du site est à l'angle nord-est, à hauteur de 32 m.

  • Site archéologique

    Nushijan Tapé

    La colline archéologique de Nushijan Tapé, est située près de la ville de Malayer dans la province de Hamedan et révèle des informations précieuses sur les premières civilisations en Iran. Les découvertes dans cette colline, nous donnent des informations concernant des civilisations sur trois périodes historiques.

    La première couche concerne la dynastie parthe, la deuxième a des restes de l'Empire achéménide et la troisième, la plus ancienne, appartient à des Médianes qui vivaient sur cette colline depuis le 8ème siècle avant JC. Les restes de l'Empire achéménide se composent de deux temples du feu, de l'Apadana (la salle à colonnes), d'anciennes chambres, de tunnels et du mur d'enceinte du fort. Cette Médiane forte se dresse sur une colline naturelle qui est de 37 mètres de haut. De nombreux objets et poteries historiques ont été trouvés lors des fouilles en 1967.

Circuits incluant la visite de Hamedan


Berceau perse

Ce circuit a pour but de vous montrer toutes les anciennes capitales de la Perse et presque tous les sites du patrimoine mondial de l'Iran. Nous allons vous guider à travers tous les paysages et climats variés de la plaine de la Mésopotamie vers les hauts plateaux de Tabriz dans le nord et nord-ouest  en traversant le désert central et la chaine Zagros. Vous allez&...

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