Ispahan

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Située à 340 kilomètres au sud de la capitale, Ispahan est la troisième ville d’Iran (après Téhéran et Mashhad) avec 1 600 554 habitants en 2006, la zone métropolitaine d’Ispahan est un des centres majeurs de l’industrie et de l’enseignement en Iran. Ispahan a été la capitale de l'empire perse sous la dynastie des Safavides entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. La ville est bien irriguée et bordée de verdure, ce qui offre un contraste bien particulier avec les étendues désertiques qui l’entourent. Les travaux entrepris sous le chah Abbas faisant d'Ispahan une vitrine de l'architecture et de l'art safavide extrêmement raffiné, ainsi que les nombreux monuments islamiques construits entre le XIe et le XIXe siècle, font d'Ispahan un des joyaux du Moyen-Orient. La place Naghsh-e Jahan est classée au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1988. Mosquées aux céramiques bleues et ocres (mosquée Jameh et du Chah), le grand bazar, palais somptueux aux jardins sertis de pièces d’eau cristalline, Chehel Sotoun(quarante colonnes), le Palais Ali Qapou ainsi que les ponts-barrages historiques (khajou et si-o-seh pol,pol chubi) dévoileront leurs secrets et leurs histoires, le quartier arménien avec la cathédrale de Vank est quant à lui le haut lieu artistique et artisanal.


À voir à Ispahan
  • Place historique

    Place Naghsh-e Jahan

    Aussi connue sous le nom de Place du Chah, située au centre de la ville d'Ispahan est la 2ème plus grande place du monde (derrière la place Tiananmen, Pékin). Ce site historique classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, modèle du monde, doit beaucoup à l'esprit visionnaire de Chah Abbas Ier le Grand. Construit par ce dernier au début du XVIIème siècle et entièrement entouré de constructions monumentales reliées par une série d'arcades à deux étages, ce site est célèbre pour sa mosquée Royale (Mosquée du Shah / Mosquée de l'Imam) , la Mosquée du Cheikh Lotfollah, le magnifique portique de Qeysariyeh et Ali Qapu, palais safavide qui date du XVI-XVIIème siècle. C'est un témoignage de la vie sociale et culturelle en Perse durant l'ère des Safavides. Place créée en 1602, ses dimensions sont de 512 mètres de long sur 163 mètres de large.

  • Mosquée

    Mosquée du Shah

    EXTÉRIEUR : la Mosquée du Shah Abbas Ier le Grand / Mosquée de l'Imam est l'une des plus belles du monde. Né de l'imagination du Shah Abbas Ier, la richesse de ses mosaïques de faïence bleue et son architecture safavide aux proportions parfaites composent un monument étonnant. La construction commença en 1611 par le portail d'entrée achevé 4 ans plus tard. Le dôme fut terminé en 1629, dernière année du règne du Shah, 18 ans après le début des travaux. Quelques éléments secondaires furent ajoutés ensuite mais la majeure partie de l'édifice actuel date de cette époque, ce qui explique l'unité exceptionnelle de la mosquée.
    INTÉRIEUR : si le portail est tourné vers la place, la mosquée fut orientée afin d'indiquer la direction de la Mecque. Un petit couloir conduit à la cour intérieure, pourvue en son centre d'un bassin à ablutions et entourée de quatre iwans. Les iwans mènent chacun à un sanctuaire voûté. Le plafond de la coupole de l'iwan sud s'élève à 36,3 mètres de hauteur mais le dôme atteint 51 mètres à l'extérieur car il s'agit d'une coupole à double coque. L'espace entre les deux provoque un phénomène d'écho dont on peut s'apercevoir en marchant sur le pavement de pierre noire sous le centre de la coupole. Ce sanctuaire offre une vue superbe sur les deux minarets turquoises dominant l'entrée. Surmontés d'une coupole, ils sont ornés de balcons et de calligraphies géométriques de couleur blanche répétant à l'infini les noms de Mahomet et d'Ali.

  • Mosquée

    Mosquée du Cheikh Lutfallah

    Située à l'est de la Place Naghsh-e Jahan , elle fut édifiée entre 1602 et 1619 par Abbas Ier le Grand qui la dédia à son beau-père Cheikh Lutfallah, docteur en droit. Le dôme, recouvert de faïence de couleur pâle, adopte toutes les nuances, de crème à rose selon la lumière du jour. Les carreaux de faïence bleu et turquoise, pourtant caractéristique d'Ispahan, n'apparaissent qu'autour du sommet. Les tons clairs de la coupole tranchent avec le reste de la façade recouvert de mosaïques safavides représentant des arabesques et des motifs floraux. Cette mosquée ne possède ni cour ni minaret car réservée exclusivement à l'usage des femmes du harem royal.

  • Palais

    Palais Ali Qapu

    Édifié à la fin du XVIème siècle, le Palais Ali Qapu devait servir à l'origine de porte monumentale menant aux palais royaux situés dans les parcs, au-delà de la place. Il aurait aussi pu être construit pour abriter la résidence de Shah Abbas Ier. Le palais comporte six étages au total (6 niveaux dans les ailes et 3 niveaux au centre) auxquels on accède par de petits escaliers en colimaçon et des portes basses. Les salles sont aujourd’hui vides mais les murs et les plafonds portent encore en partie les fresques et les revêtements de faïence d’origine. C'est sur la terrasse couverte surélevée, dont le toit de marqueterie est soutenu par 18 fines colonnes de bois qui offre une perspective imprenable sur la mosquée de l'Imam le roi assistait aux matchs de polo ou passait les troupes en revue. La chambre des musiciens contient des décorations astucieuses en plâtre à double panneau, reproduisant les silhouettes des instruments de musique. Les cavités ainsi crées engloutissent les sons produits à l'intérieur de la chambre et empêchent ainsi la production des échos. Derrière la salle de musique il y a des antichambres qui servaient de vestiaire des musiciens.

  • Bazar

    Bazar d'Ispahan

    Le bazar d'Ispahan est le marché historique d'Ispahan, l'un des plus anciens et des plus grands bazars du Moyen-Orient, datant du 17ème siècle. Le bazar est une rue de deux kilomètres voûtée reliant la vieille ville avec la nouvelle.

  • Palais

    Palais Chehel Sotoun

    À l'origine pavillon de fête et de réception des ambassadeurs étrangers, le Palais Chehel Sotoun fut achevé en 1647 sous le règne de Shah Abbas II. Il doit son nom, quarante colonnes, aux vingt colonnes de son talar (porche à piliers, forme architecturale héritée des Achéménides) qui, en se reflétant dans le bassin du parc, semblent atteindre un total de quarante. Le bâtiment actuel date de 1706, le précédent ayant été détruit par un incendie. Les colonnes cannelées de bois s'élancent jusqu'au plafond en marqueterie. A l’intérieur, de chaque côté de l’iwan, des pièces sont ornées de peintures murales idylliques ou illustrant des épisodes célèbres de la littérature persane, la salle principale est surmontée de trois coupoles. Elle est décorée de peintures de styles et d’époques différents, inspirées par la miniature traditionnelle ou par le naturalisme européen. Les plus anciennes représentent des couples s’adonnant aux plaisirs du vin et de la musique: elles datent du début du XVIIe siècle et se trouvent à hauteur d’homme. Au-dessus, six grandes peintures murales du XVIIe ou du XVIIIe siècle illustrent des scènes de cour ou de bataille. Sur le côté opposé à l’entrée, on peut voir de gauche à droite: Shâh Tahmasp Ier reçoit à sa cour le roi moghol Humayun, fils de Bâbur, chassé de l’Inde en 1543; Shâh Ismail Ier, fondateur des Safavides, affronte les troupes ottomanes de Soliman le Magnifique au XVIe siècle; une scène de festivité en l’honneur d’un ambassadeur dans la cour de Shâh Abbâs Ier (1587-1629).

  • Pont historique

    Les ponts historiques

    Long de 298 m, le Pont Si-o-Seh, Pont aux 33 arches fut édifié de 1599 à 1602 par le général Allahverdi Khan (premier ministre géorgien de Chah Abbas), favori de Shah Abbas Ier, afin de relier les 2 parties de la rue Chahar Bagh et faire office de barrage. Il abrite à chacune de ses extrémités, de très belles maisons de thé.
    Le pont Khaju est le deuxième grand pont d’Ispahan, édifié cinquante ans après le Pont si-o seh. Il présente une structure identique et légèrement complexifiée avec des brise-flots en éventail permettant des effets d’eau plus spectaculaires. Il est doté de vingt-trois arches, pour une longueur de 105 mètres et une largeur de 14 mètres.

  • Cathédrale

    Cathédrale Vank

    Construite entre 1606 et 1655 à l'instigation des monarques safavides, elle symbolise l'implantation de l'Église arménienne en Iran. La sobre façade dissimule un intérieur richement décoré où les faïences islamiques côtoient les peintures (parfois macabres) chrétiennes. Un campanile se dresse dans la cour. La cathédrale abrite aujourd'hui un musée dédié à l'histoire des Arméniens de la Nouvelle Djoulfa, une imprimerie ancienne, ainsi qu'une grande bibliothèque de manuscrits arméniens (au nombre de 700). Vue de la rue, la cathédrale a le même aspect qu'une mosquée si ce n'est la croix au sommet du dôme. L'intérieur est recouvert de peintures racontant le martyre légendaire de saint Grégoire l'Illuminateur, fondateur de l'Église arménienne. À côté de l'église se trouve un musée de l'art arménien, avec un mémorial du génocide arménien.

  • Lieu culturel

    La nouvelle Jolfa

    Le quartier arménien d'Ispahan, date de l'époque de Abbas Ier le Grand qui déplaça toute la communauté chrétienne de Jolfa , petite ville de la province d'Azerbaïdjan oriental, à Ispahan et nomma le village Nouvelle Jolfa. Les compétences de ces marchands, entrepreneurs et artistes étaient très convoitées et l'on respectait leur liberté de culte ; ils devaient néanmoins rester dans leur zone et se tenir à l'écart des centres islamiques. De l’autre côté de la rivière, les Arméniens établissent leur quartier selon une trame souple qui laisse de l’espace aux jardins, aux vignes et aux champs de blé et de pavot ; les Arméniens qui étaient chrétiens ne pouvaient pas habiter la ville et étaient les seuls autorisés à produire de l’alcool. Jolfa rassemble à présent 13 églises et un vieux cimetière.

  • Temple du feu

    Atashkadeh

    L'Atashkadeh, antique temple du feu zoroastrien d'Ispahan, se dresse sur une colline d'une hauteur de 210 mètres à 8 km à l'ouest du centre d'Ispahan. Ses vestiges en brique d'époque sassanide offrent un point de vue sur la ville et le fleuve. Une partie du complexe, sur le flanc sud de la colline, est le reste d'une citadelle comprenant une vingtaine de constructions dont plusieurs sont caractéristiques des temples du feu zoroastriens. Une première tentative d'identification de ces ruines fut faite en 1937 par André Godard, identification qui sera confirmée en 1971 par Klaus Schippman. Une des caractéristiques de ce complexe est les restes d'une tour circulaire sise au sommet de la colline. Cette structure de 20 mètres de haut à l'origine, est connue de la population locale comme étant le Burj-i Gurban ou Burj-i Kurban / Tour sacrificiel et semble avoir servi de tour d'observation militaire. Les ruines sont faites de briques cuites composées d'argile et de roseau.

  • Palais

    Palais Hasht Behesht

    Construit au XVIIe siècle, puis remodelé par les Qâdjârs, ce palais-pavillon est légèrement rectangulaire. Sur ses quatre faces, des iwans ouvrent le regard au jardin alentour. Son plan est symbolique: la cour intérieure, octogonale, est surmontée d’une coupole au décor d’alvéoles géométriques peintes et d’une lanterne tapissée de miroirs. Quatre groupes de pièces entourent cette cour au rez-de-chaussée, et quatre autres identiques au 1er étage: d’où le nom des «Huit Paradis» (Hasht Behesht), qui évoque une conception cosmologique: celle de la lumière divine (lanterne) se déployant en archétypes (alvéoles) pour rayonner dans les paradis (pièces). Les peintures murales et les décors de miroirs ne sont souvent que partiellement conservés, au rez-de-chaussée surtout.

  • Mosquée

    Mosquée du Vendredi


    Rassemble les styles qui se sont succédés du XIème au XVIIIème siècle, de l'élégante simplicité seldjoukide à l'ère mongole puis au raffinement baroque des Safavides, chaque élément représente le sommet de l'art de son époque. Plus sobre que la Mosquée du Chah et la Mosquée du Cheikh Lutfallah , elle tisse un lien entre les périodes cruciales de l'histoire persane. Avec ses 20 000 m², elle est la plus grande mosquée d'Iran.

  • Caravansérail

    Caravansérail Abbassi

    Ce caravansérail a été bâti par ordre du roi safavide Shah Sultan Hossein et dédié à sa mère. Le caravansérail est resté presque désert après le déclin des safavides ; mais il fut restauré à l’époque Qadjar pour accueillir les voyageurs et les caravanes. En 1957, le monument a été encore une fois restauré, à l’initiative de l’archéologue français André Goddard et transformé en hôtel de luxe. Les travaux de restauration ont duré jusqu’en 1966. Un groupe d’hôtellerie français le dirigea pendant deux ans, puis il fut confié aux Iraniens. Le film les Dix petits nègres, avec Oliver Reed et Elke Sommer, a été tourné ici en 1973.

  • Maison traditionnelle

    Maison des Bekhradi

    La maison historique des Bekhradi est la première et seule maison historique safavide (17ème siècle) qui a été restaurée et utilisée en Iran comme une résidence traditionnelle depuis 2005. La maison est située dans Sonbolestan, l'un des quartiers les plus anciens dans le nord d'Ispahan. Sonbolestan, faisait partie d'une série de villages à Ispahan nommé Sepahan. Ces villages sont apparus à l'ère préislamique et plus tard ont fusionné pour une grande ville : Ispahan. La maison historique de Bekhradi a été rénovée et modifié pour ceux qui recherchent le confort d'un hôtel, avec l’intimité et le confort d'une maison, et un séjour mémorable dans une maison historique muséale. Chaque chambre et suite historique de la Maison de Bekhradi est conçu individuellement, donnant à chacun d'entre eux un caractère historique unique avec des fonctionnalités modernes qui rendront votre séjour inoubliable.


  • Mausolée

    Menar-e-Jonbann

    Menar-e-Jonban est un monument situé à Ispahan. La construction a commencé au 14ème siècle dans le but de recouvrir la tombe d’Amu Abdollah Soqla. Ce monument a une caractéristique particulière: si l'un de ses minarets est ébranlé, l'autre le sera aussi.

    L'iwan et le porche ont probablement été érigés peu après 1316 comme sanctuaire pour Amu Abdollah Soqla, un ermite enterré ici. Les minarets de brique ont été construits plus tard, et ont probablement comme origine la dynastie safavide (15 - 17e siècles).

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