Kerman

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Située en bordure du désert de Dasht-e Lut à 1.750m d'altitude, Kerman est le chef-lieu de la province du même nom. La ville a probablement été fondée par le roi sassanide Ardachîr Ier au IIIe siècle sous le nom de Karmania qui signifie bravoure et combat. Kerman est un centre de production de tapis persans, de la soie et de pistaches sur le marché mondial. La province est riche en minéraux, comme le cuivre, le charbon, le chrome, le plomb, le zinc, l'uranium et l'aluminium, mais l'exploitation minière est restée à petite échelle. Ces derniers temps, le pétrole brut a été découvert, mais il n'est pas encore exploité.
Histoire
Kermân est l’une des plus vieilles provinces de l’Iran dont les sites historiques, riches en fossiles, appartiennent à des ères géologiques nettement différentiées. Ces sites constituent, aujourd’hui encore, un espace d’investigation propice pour les paléontologues, paléo-biologistes et archéologues spécialistes de la zone. Les terrains fossilifères de la province de Kermân renferment en effet de surprenants « trésors » dont le spécimen le plus rare, un poisson à carapace appartenant à l’ère dévonienne et remontant donc à environ 365 millions d’années, a été baptisé par les scientifiques "Placodermes". Cela sans compter les innombrables fossiles de dinosaures qui nous font remonter le cours du temps jusqu’à un intervalle compris entre 195 et 65 millions d’années, en continuant à nous apporter leurs lots d’informations concernant une ère préhistorique de première importance, le Jurassique.

Dès la fin du Néolithique, puis à l'âge du Bronze, la région de Kermân fut une importante place stratégique et commerçante entre l'Egypte, la Mésopotamie et la vallée de l'Indus. L'agriculture y fut fleurissante jusqu'à ce que les troupes de Tamerlan détruisent les réseaux d'irrigation. Si les monuments préislamiques se trouvent surtout dans des vallées quelques peu éloignées de la ville, celle-ci par contre garde un intéressant centre-ville datant des XVIIe au XIXe siècle, en partie restauré après le séisme de 1896.


À voir à Kerman
  • Lieu culturel

    Complexe Ganjali Khan

    Le complexe Ganjali Khan est un complexe de bâtiments de l'ère safavide, situé dans le vieux centre de la ville de Kerman. Le complexe est composé d'une école, un caravansérail, un établissement de bains, un Anbar Ab (réservoir d’eau), une mosquée et un bazar. Ce bain est l'un des chefs d'œuvre architecturaux du pays. Cet ancien bain, construit en 1631 pour Ganj AliKhan, gouverneur de Kerman, arbore à l’entrée de somptueuses fresques figurant des hommes et des animaux. À l’intérieur, des mannequins en cire reproduisent des scènes de bain traditionnel. Hammam Ganjali Khan est l’un des chefs-d’œuvre architectural du pays.

  • Caravansérail

    Le caravansérail et l’ensemble Vakil

    Ce complexe, bâti en ville à côté du caravansérail safavide de Ganjali Khân, date de l’époque qâdjâr. Sa construction, commencée sur ordre du gouverneur de Kermân, Mohammad Esmaïl Khân Vakil-ol-Molk, a pris fin en 1870 sous le gouvernorat de Mortezâgholi Khân. Ce caravansérail et le complexe qui l’entoure est l’un des plus grands d’Iran.

  • Glacier

    Glacière Moayedi

    Cette structure en forme de dôme semi-enterré servait la plupart du temps à stocker de la glace, mais aussi parfois à stocker de la nourriture. Dans l'Iran du 4e siècle avant J-C, les ingénieurs persans maîtrisaient déjà la technique permettant de stocker de la glace en plein été dans le désert. La glace était amenée des montagnes environnantes pendant l'hiver et était ensuite stockée dans des glaciers (Yakhchal), grand espace enterré qui avait des murs épais d'au moins deux mètres à la base et bâtis avec un mortier composé de sable, d'argile, de blanc d'œuf, de chaux, de poils de chèvre et de cendres dans des proportions spécifiques. Cet espace était souvent relié à un qanât et possédait aussi souvent un badguir (capteur du vent) qui pouvait facilement rafraîchir les températures pendant les jours d'été.

Aux alentours


  • Jardin

    Jardin de Shahzadeh

    Le jardin de Shahzadeh, ce qui signifie jardin du Prince, est un jardin persan situé à six kilomètres au sud du village de Mahan, au sud-est de Kerman. Il forme une oasis au milieu du désert. Le jardin a été dessiné et planté en 1850 pour le prince qâdjâr Mohammad Hassan Khan Qadjar Sardari Iravani et agrandi en 1873 pour Abdolhamid Mirza qui gouverna pendant onze ans la province. Sa mort au début des années 1890 interrompit les travaux, laissant le jardin inachevé. Le pavillon central servait de résidence d'été au prince. L'ensemble a été rénové en 1991. Une partie du pavillon d'été sert aujourd'hui de restaurant. Les édifices ont souffert pendant le tremblement de terre de Bam en 2003 et ont été restaurés. L'ensemble a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011.

  • Mausolée

    Mausolée Shah Nematollah Vali

    Dans l'air cristallin de Mahan (à 42 km au sud-est de Kerman), le dôme de faïence turquoise et ses minarets branlants, éprouvés par des tremblements de terre, se profilent sur l'écran lointain de la montagne Djoupar, dont les crêtes marquent l'horizon d'une ligne ténue. Le mausolée Shah Nematollah Vali, une pure merveille est élevée au XVe siècle par les soins d'un roi musulman de l'Inde, car « sous ce dôme, repose le derviche le plus respecté de la Perse ». Depuis, le mausolée n'a cessé d'être embelli et étendu pour accueillir les fidèles. La grande coupole et la porte principale XVe incrustée d'ivoires, ont été restaurées sous les Safavides. L'ensemble a été agrandi à l'époque Qadjar, qui y ajouta les minarets élancés. Ce « Nostradamus Perse », mort centenaire en 1431, sera en effet vénéré par tous les monarques. La première cour intérieure, bordée de beaux cyprès, favorise le recueillement avant la visite du tombeau. Une seconde cour, dépouillée, ouvre sur l'extérieur par un portail monumental encadré de deux minarets. Le tombeau, voisin d'un monastère de derviches, disciples du shah Nematollah Vali, constitue un lieu de pèlerinage. Jardins, fontaines et pièces d'eau rendent la visite délicieuse.

  • Citadelle

    Arg-é-Bam

    Bam et son paysage culturel s’inscrivent dans un environnement désertique, à la lisière sud du haut plateau iranien. On peut retracer les origines de Bam jusqu’à la période achéménide (VIe au IVe siècle av. J.-C.). Située au carrefour d’importantes routes marchandes et réputée pour la production de soie et de vêtements de coton, elle connut son apogée du VIIe au XIe siècle. La vie dans l’oasis reposait sur les canaux d’irrigation souterrains, les qanâts, dont Bam a préservé quelques-uns des plus anciens en Iran. Arg-e Bam est l’exemple le plus représentatif d’une ville médiévale fortifiée construite selon une technique vernaculaire, à l’aide de couches de terre. Un mur d’enceinte, des remparts, les portes de la cité, la Grande Mosquée, le Bazar, le tekiyeh , le caravansérail, l’école, le hammam, le zourkhâneh, les quartiers riches et populaires, les hauts quartiers qui comprennent la caserne, l’écurie, le moulin et le domicile du commandant, la résidence du gouverneur, le palais des Quatre Saisons et la tour de guet, forment l’ensemble de la cité de Bam.

    Le 26 décembre 2003, à 5 h 28 du matin, la terre a tremblé avec une violence extrême dans la ville historique de Bam qui se trouve à environ 1000 kilomètres au sud-est de Téhéran. La citadelle de Bam fut presque complètement détruite par ce séisme de magnitude 6,3. Occupant une superficie d’environ 200 000 m², cette citadelle est l’une des plus grandes constructions en adobe du monde et elle a été un lieu habité durant plus de vingt siècles. Elle est également une véritable mosaïque de styles architecturaux.

    Le projet de reconstruction partielle et de restauration de la citadelle historique fait l’objet de débat depuis 2004, et des réunions portant sur la nature et la complexité de la restauration de Bam et de son paysage culturel demeurent organisées jusqu’à aujourd’hui. Sous l’égide de l’Organisation de Nations Unies, l’Université technologique de Dresde a commencé à mettre en place un programme de reconstruction de la citadelle historique de Bam en juin 2007. Plusieurs groupes de chercheurs de cette université se sont ainsi rendus sur place afin de réaliser des études locales et des recherches précises. Depuis quelques mois, le processus s’est accéléré et les phases de cartographie et des préparations techniques ont été terminées avec succès. L’un des principaux objectifs est également la restauration d’un bâtiment connu sous le nom de « Khâneh-ye Sistâni », avec le concours des autorités iraniennes. Selon les chercheurs allemands, si l’effort de restauration demeure soutenu, la citadelle devrait retrouver en partie son éclat d’antan d’ici environ 15 ans.

  • Citadelle

    Citadelle de Râyen

    Cette citadelle, cousine de celle de Bam, daterait de l’ère sassanide. Elle demeure après celle de Bam le deuxième plus grand édifice en briques crues et s’étend sur 2000 m² près de l’actuelle ville de Râyen.

  • Village Historique

    Maymand


    Dans un petit village au sud de l’Iran, le temps semble suspendu depuis quelques millénaires. Le village historique de Maymand, dans la province de Kerman, est habité depuis au moins 3 000 ans (certains vont même jusqu’à 12 000 ans ce qui en fait un village du Mésolithique). Ses 150 habitants, des semi-nomades qui vivent de l’agriculture et de l’élevage, se sont installés dans des demeures creusées à même la roche. Des foyers au nombre de 350, appelés "Gonbeh", et dont certains sont habités sans interruption depuis des millénaires. Et pourtant, le climat de Maymand n’est pas des plus cléments. Avec des températures élevées l’été et des hivers très froids, le village a dûment mérité, en 2005, le prix international Melina Mercouri de l’UNESCO pour avoir pu sauvegarder son mode de vie ancestral. Autour, des vergers de grenades et de pistaches ajoutent un cachet de verdure au paysage aride. Des hommes et des femmes d’un certain âge s’activent dans les fermes. Les habitations sont équipées d’électricité mais n’ont pas l’air conditionné. Elles n’en ont d’ailleurs pas besoin car ces foyers creusés dans la roche favorisent naturellement la fraîcheur. Ces villageois vivent une vie simple, presque primitive, même si certains profitent de quelques commodités offertes par la vie moderne. Ils ne se plaignent pas et semblent mener une existence heureuse. C’est un beau, très beau village où règnent la paix et la quiétude. Une sorte d’œuvre d’art en parfaite harmonie avec la nature.


  • Montagne

    Montagne Hezâr

    Le désert n’est pas le seul atout naturel de cette province, puisque plusieurs hauts massifs montagneux et volcaniques donnent aussi une grande diversité climatique à cette province, en préservant le peu de précipitations annuelles et en permettant la formation d’oasis inattendues, telles que celle de Jiroft. À 114 km au nord-ouest de Bâm, près de Râyen, le mont Hezâr culmine à 4465 mètres. Les villages du piémont de cette montagne sont dotés d’un climat froid et agréable en raison de l’altitude.

  • Montagne

    Massif du Palvâr

    Cette chaîne montagneuse sépare tel un mur le sud du désert de Lout des régions centrales de l’Iran. Elle s’entend sur 147 km du nord-ouest vers le sud-est sur une superficie de 1450 km². Les plus importants monts de cette chaîne sont les Tigheh Siâh, Talzar, Siâhkouh-e Gourk, Mânirouz, Kharkhosrow et Gowdartchâh.

  • Grotte

    Grotte Torang

    Etant donné le grand nombre de massifs et de montagnes dans la province de Kermân, il existe également de nombreuses grottes dont certaines sont privilégiées par les spéléologues. Parmi elles figure la grotte calcaire Torang, la plus profonde et la plus grande de la province, considérée comme un important site pour l’écotourisme de la région. Cette grotte est située à 230 km au sud-ouest de la ville de Kermân.

  • Grotte

    Grotte Ayube

    Considérée comme la plus grande grotte ignée d’Iran, elle a un rôle de pèlerinage dans la région. La légende dit que le prophète Ayube a vécu un certain temps dans cette grotte, il y subsiste l’empreinte de son pied sur un rocher. L’entrée a 50 mètres de large et 40 mètres de haut, des indices témoignent que cette grotte daterait au moins de l’époque parthe. Il y a un bassin qui est connu sur le nom bassin de vœux, les habitants de la région croient que si l'on fait un vœu en lançant un caillou dans le bassin, si ce caillou rebondit au fond et sort du bassin, le vœu se réalisera !

  • Grotte

    Grotte Mirzâ

    S’ouvrant à une altitude de 2342 mètres, cette grotte est réputée difficile d’accès et nécessite des compétences poussées en spéléologie. La grotte comprend huit salles principales et quatre salles secondaires avec un puits de 90 mètres au milieu de la grotte qui donne un relief particulier à son exploration.

  • Désert

    Désert Lout

    Le Désert Lout, qui s’étend sur des centaines de kilomètres dans la partie nord-est de la province de Kermân, fait partie du Patrimoine Mondial de l’Unesco. Les études sur le terrain de M. Parviz Kardovâni, chercheur et professeur de géographie à l’Université de Téhéran, ont montré que le centre de ce désert est le lieu le plus chaud du globe terrestre : 70 degrés Celsius à l’ombre, et peut-être même 100 degrés au soleil ; aucune forme de vie n’existe dans cette partie du désert, même la vie bactérienne, d’où le fait qu’un animal mort dans cette zone ne se décompose pas mais se dessèche au soleil (le cadavre d’une vache découvert après quelques années en est une preuve). Cette partie du Désert de Lout - qui signifie "nu" en persan - est un endroit "dénudé", sans aucune plante, environ une surface de 225 km sur 140 km est évidemment rare. Il existe dans ce désert un phénomène naturel exceptionnel et unique, nommé kalout.

    "Kalout" est un mot formé par l’adjonction du mot "kal" (qui signifie "ville" en langue baloutchi) au mot "lout". Les habitants de cette région ont nommé ainsi les couloirs profonds qui se sont creusés, au fil du temps, du fait de l’action érosive du vent et de la pluie. Le vent, qui souffle environ 120 jours par an dans cette région, emporte et déplace la terre sablonneuse. La pluie (qui est rare, mais abondante quand elle survient) transforme le sable en une pâte relativement épaisse ; le vent y creuse des gorges qui évoquent les ruelles d’une ville inhabitée avec des maisons construites en briques d’argile séchées au soleil. Cette ville fantomatique, formée de couloirs parallèles les uns aux autres qui s’étirent du nord-ouest au sud-est et qui sont d’une longueur de 160 km et d’une largeur de 200 à 500 mètres environ, est située à une quarantaine de kilomètres de la ville de Shâhdâd, c’est-à-dire dans la bordure ouest du Désert de Lout. Les kalouts sont visibles sur les photos prises par les satellites, sous forme de rayures de couleur noire.

Circuits incluant la visite de Kerman


Trésors de Perse

4/5

Combinés Culture et Nature

Durée: 19 Jours

2850€ / Personne

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Villes du sable et du soleil

4/5

Combinés Culture et Nature

Durée: 13 Jours

1870€ / Personne

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Magie de Perse

4/5

Combinés Culture et Nature

Durée: 14 Jours

1980€ / Personne

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Marco Polo

4/5

Combinés Culture et Nature

Durée: 11 Jours

1800€ / Personne

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